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vendredi 27 juin 2008

De la connaissance de soi


Un homme dit:" Parle-nous de la Connaissance de soi"
Il répondit:
" Vos coeurs connaissent en silence les secrets des jours et des nuits.
Mais vos oreilles se languissent d'entendre la voix de la connaissance en vos coeurs.
Vous voudriez savoir avec des mots ce que vous avez toujours su en pensée.
Vous voudriez toucher du doigt le corps nu de vos rêves.

Et il est bon qu'il en soit ainsi.
La source secrète de votre âme doit jaillir et couler en chuchotant vers la mer,
Et le trésor de vos abysses infinis se révéler à vos yeux.
Mais qu'il n'y ait point de balance pour peser votre trésor inconnu,
Et ne sondez pas les profondeurs de votre connaissance avec tige ou jauge,
Car le soi est une mer sans limites ni mesures.

Ne dites pas: "J'ai trouvé la vérité", mais plutôt: "J'ai trouvé une vérité".
Ne dites pas: "J'ai trouvé le chemin de l'âme". Dites plutôt: "J'ai rencontre l'âme marchant sur mon chemin".
Car l'âme marche sur tous les chemins.
L'âme ne marche pas sur une ligne de crête, pas plus qu'elle ne croît tel un roseau.
L'âme se déploie, comme un lotus aux pétales innombrables. "

Khalil Gibran

mardi 6 mai 2008

Partie.




Promesse de liberté éternelle pour assouvir dans l’au-delà des désirs nés ici-bas. Pratiquement, Emily s’est laissée mourir à 30 ans. J’espère seulement qu’elle n’est pas déçue.


«Un Messager d’espérance vient à moi chaque jour.
Il m’offre, en échange d’une vie brève, la liberté éternelle.
Il vient, avec les vents du large, avec les brises errantes du soir,
Avec ce crépuscule diaphane qui met au ciel des légions d’étoiles.
Alors le vent chante pensivement ; les astres luisent d’un feu tendre,
Et des visions s’élèvent, et changent, et me tuent de désir...»
Emily Brontë (1818-1848)

« Car tel est le mystère de la grande poésie d’exprimer ce qu’elle n’a jamais appris et de retrouver la vérité humaine à travers le seul drame qui compte, le drame d’être. »
Henri PETIOT, Où passent les anges, Plon, 1942.

vendredi 25 avril 2008

La Vie


Un train
Qui roule
La vie
S’écoule

Guillaume APOLLINAIRE
Alcools
1913

mercredi 23 avril 2008

Marcher seul

Sermonette (1958)

Si je croyais en Dieu
Je serais heureux
De rêver au jour où je verrais dans le ciel
Un ange en robe blanche
Par un clair dimanche
Descendant vers moi dans un chariot doré
Dans un bruit d'ailes et de soie
Loin de toute la terre
Très haut, je verrais se lever devant moi
L'aube d'un jour sans fin
La brûlante lumière
Le bonheur éternel
Si je croyais en Dieu

Mais j ai vu trop de haine
Tant et tant de peine
Et je saisis mon frère, qu'il te faudra marcher seul
En essayant toujours
De sauver l'amour
Qui te lie aux hommes de la Terre oubliée
Car tout au bout du chemin
Une faux à la main
La mort, en riant, nous attend pas pressée
Aussi mon ange à moi
Je le cherche en ce monde
Pour gagner enfin ma part de joie
Dans ses bras

Boris Vian (1920-1959)

lundi 21 avril 2008

Tu roules


Tu t'en vas sans moi, ma vie.
Tu roules.
Et moi j'attends encore de faire un pas.
Tu portes ailleurs la bataille.
Tu me désertes ainsi.
Je ne t'ai jamais suivie.
Je ne vois pas clair dans tes offres.
Le petit peu que je veux, jamais tu ne l'apportes.
A cause de ce manque, j'aspire à tant.
A tant de choses, à presque l'infini...
A cause de ce peu qui manque, que jamais tu n'apportes.

Henri Michaux (1899-1984)

D'autres paroles sur la même musique :

Au bord de la mer, de la mer sauvage et nocturne se tient un jeune homme la mélancolie au cœur des doutes plein la tête.
Et les lèvres serrées, il interroge les vagues :
Oh dîtes moi le secret de la vie!
Ce secret antique et douloureux sur lequel se sont penchées tant de têtes, têtes coiffées de bonnets à hiéroglyphes ou de turbans ou de calottes noires, de pauvres têtes en sueur.
Dîtes moi: que signifie “l’homme”?
D’où vient-il? Où va t-il? Qui donc réside la-haut, au-delà des étoiles d’or?
Et les vagues chantonnent leur éternel murmure. Passe le souffle du vent. Les nuages s’enfuient. Indifférentes et froides les étoiles scintillent.
Et un pauvre sot attend la réponse...

Heinrich Heine, 1797-1856

vendredi 18 avril 2008

Les Halles Paris


Et là un jour je te trouve en face de moi
Nous nous sommes regardés
Tu as souri je t’ai souri
Et je suis reparti
La photo prise

Les Voyages Imaginaires d'Ossiane

jeudi 17 avril 2008

Compiègne > Paris



"Lire dans vos regards l'écho d'une autre nuit
Et sur un quai de gare dire adieu à l'envie
Perdre le Nord encore suivre la voie des anges
Dans des luxueux décors, des désirs qui dérangent"

Le Prince de Dité