mercredi 28 mai 2008

Savoir et espérer sont deux fonctions différentes.


Nouvelles Clés : Avez-vous, vous aussi parfois, ce sentiment de l’envie de passer sur l’autre berge ?
Théodore Monod : Oui, par curiosité, pour savoir s’il y a quelque chose, car actuellement je ne sais pas. On me questionne souvent à ce propos... et je dis "Je ne sais pas, alors je ne peux pas vous le dire, je n’en sais rien..." L’expérience peut-être me renseignera un jour, mais pour l’instant je ne peux rien en dire. C’est là que j’ajoute que, quand on ne sait pas, il est plus honnête d’avouer qu’on ne sait pas. Savoir et espérer sont deux fonctions différentes. On a tout de même le droit d’espérer...


Théodore André Monod était un grand naturaliste, explorateur, érudit et humaniste français.
né le 9 avril à Rouen - décédé le 22 novembre 2000 à Versailles .

mardi 27 mai 2008

Le cerveau: en apprentissage permanent.



Et puis notre cerveau vaste mémoire , siège de nos réfexions, initiateur de nos actes s'est adapté à cet état de fait; notre mémoire est arrivée vierge ou presque; le cerveau se construit au cours du temps.
Il est en apprentissage permanent sous l'effet des expériences réussies mais aussi des échecs.
Mais notre cerveau est capable de s'investir et d'être accaparé dans des actions sans savoir où il va, sans certitude sur sa destination finale; la référence c'est ce qu'il s'est passé il y a une minute, une heure, un jour , un mois, un an voir plus; il n'a pas un repère absolu mais des repères qui évoluent au cours du temps; une rage de dent, une passion, un choc émotionnel et seul l'instant présent compte et retient toute notre attention. La réflexion peut remettre de l'ordre; mais ce n'est jamais le seul moteur.
Car il n'y a pas de hiérarchisation dans nos apprentissage; la question de notre devenir est essentiel et pourtant ne nous préoccupe pas continuellement ; seul compte l'instant présent sans cesse renouvellé par définition; l'apprentissage est continu et modèle notre moi en permanence.
Il y a dans notre cerveau une base commune comme l'instinct de survie mais il n'y pas de transfert d'expérience: au plus nous savons imiter ce qui accélère notre apprentissage.
Il y a une quête du bonheur, de l'expérience réussie; mais le plaisir est une sensation fugace; il est balayé par le prochain apprentissage.

jeudi 8 mai 2008

Valider un Aller ou un Aller-Retour ?


Jacques van Helden propose une analyse critique des concepts qui s’opposent à la théorie darwinienne de l’évolution avec pour ne citer qu’eux:
- les Créationistes
- l’Intelligent Design
- Harun Yahya

mardi 6 mai 2008

Partie.




Promesse de liberté éternelle pour assouvir dans l’au-delà des désirs nés ici-bas. Pratiquement, Emily s’est laissée mourir à 30 ans. J’espère seulement qu’elle n’est pas déçue.


«Un Messager d’espérance vient à moi chaque jour.
Il m’offre, en échange d’une vie brève, la liberté éternelle.
Il vient, avec les vents du large, avec les brises errantes du soir,
Avec ce crépuscule diaphane qui met au ciel des légions d’étoiles.
Alors le vent chante pensivement ; les astres luisent d’un feu tendre,
Et des visions s’élèvent, et changent, et me tuent de désir...»
Emily Brontë (1818-1848)

« Car tel est le mystère de la grande poésie d’exprimer ce qu’elle n’a jamais appris et de retrouver la vérité humaine à travers le seul drame qui compte, le drame d’être. »
Henri PETIOT, Où passent les anges, Plon, 1942.

lundi 5 mai 2008

Poisson à pédale ?


Un monde sans Dieu serait aussi absurde qu'un poisson sans bicyclette
(inspiré par Pierre Desproges)

dimanche 4 mai 2008

QCM de chercheur


Pourquoi Dieu n’a-t-il pas de poste à l’université hébraïque ? Parce que :
  1. Il n’a qu’une seule publication majeure.
  2. Elle est en hébreu.
  3. Elle ne contient aucune référence.
  4. Elle n’a pas été publiée dans une revue à referees.
  5. On peut douter qu’Il l’ait écrite Lui-même.
  6. Il a peut-être créé le monde, mais quels travaux d’importance a-t-Il fait depuis ?
  7. La communauté scientifique a des difficultés à reproduire ses résultats.
Association pour les études matérialistes (AssoMat)

vendredi 2 mai 2008

Vivre dans le réel ?


Nous commençons seulement à vivre pleinement dans le réel tel qu’il est, en apprenant par exemple comment fonctionnent nos gènes, nos cellules, nos tissus, notre pensée, nos humeurs, nos comportements, notre naissance, notre mort, notre reproduction ; ou en nous percevant comme une petite espèce vivant sur la petite terre d’une petite galaxie ; de manière générale, en pensant dans les catégories d’espace et de temps, de matière et d’énergie, de lois régissant ces dimensions et ces éléments de l’univers. D’un seul coup, toutes sortes de spéculations absconses ayant passionné les religieux et les philosophes depuis des millénaires entrent en péremption, comme l’opposition de l’accidentel et de l’essentiel, du phénomène et du noumène, du monde trompeur des apparences et du monde vrai des idées. Ces vieilles idées avaient toutes un problème avec la réalité, qu’elles n’acceptaient pas comme telle. Mais le temps a passé et ces divagations ne signifient plus grand chose, occupant au mieux ceux qui font profession d’étudier l’histoire des idées.
Charles Muller - Mutation

jeudi 1 mai 2008

Mystère et pouvoir


« Je n’ai rien contre le mystère. Je vis dans un monde que je ne comprends pas, mais je fais avec. C’est le pouvoir sur leurs ouailles qu’en tirent beaucoup de clercs de toutes religions qui me révulse. »JD commentaires du 22/04/2008